dimanche 15 novembre 2015

Marion Fabien -Watch This Space # 8 - En pièces

Dans le cadre de la Biennale Watch This Space # 8 organisée par le réseau d’art contemporain 50° Nord, Lieux-Communs présente l’exposition « En pièces » de Marion FABIEN. La Biennale WTS# 8 se déploie sur le territoire français et belge, du FRAC de Dunkerque aux rues de Namur, autour de seize expositions en lien avec la thématique « Résistance ! ». Cette exposition a gagné le Prix Watch This Space # 8  / Sofam .














Diplômée en sculpture de La Cambre, Marion Fabien (1984) a fait de l’espace urbain son champ privilégié d’inspiration artistique. Par ses interventions, elle contribue à modifier le regard et la perception des habitants concernant leur environnement. Utilisant des moyens souvent très simples, elle souhaite faire voler en éclat cette « pauvreté visuelle qui pousse les gens dans une certaine paresse du regard ».

Marion Fabien En pièces

Au départ, elle parcourt les cités, s’y immerge, observe, photographie, fait des croquis… « A travers la marche, sous forme de balades, et à la manière d’un archéologue, je récolte un tas d’informations de source et de nature différentes. » explique Marion Fabien. Elle noue surtout des rencontres, des échanges qui sont le point de départ de son travail. Celui-ci est donc profondément contextuel en lien avec de nouveaux espaces et en réflexion par rapport à ceux-ci. A Namur, elle s’est particulièrement intéressée aux bancs publics. Elle propose une série d’interventions visuelles et sculpturales dans l’espace de la ville, Dans un deuxième temps, une exposition à la Galerie Short Cuts présente du 20 novembre au 20 janvier ces actions/interventions sous forme d’archives : documents de travail, notes, dessins, éditions, photographies. Marion Fabien y présente également un aperçu de ses travaux antérieurs en lien avec d’autres contextes. Son œuvre questionne la précarisation, l’exclusion … Elle témoigne d’un art contemporain non sacralisé mais, au contraire, inséré dans les réalités urbaines et en phase avec les enjeux sociétaux actuels.
Marion Fabien a exposé à L’Atelier 340, à l’Iselp, à la B-Gallery…Elle a été lauréate du prix Médiatine, sélectionnée à Art Contest et au Prix de la Jeune sculpture. Elle a été en résidence à Montluçon ainsi qu’à Tourcoing.






Exposition du 20 novembre 2015 au 20 janvier 2016
Samedi 13.00 - 18.00 Entrée libre
Lieux - Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin 2 - BE-5020 Champion

vendredi 18 septembre 2015

Anya Janssen - The House


In The House (2014 onwards) Anya Janssen distorts a linear experience of time. She lets the past coincide with the present and by doing so she tells the tale of a house. The villa and park she lives in also form the subject of her studies. The location itself has been marked by a turbulent and long history. The first residents were a wealthy family from the city of Arnhem.
Then the house was transformed into a monastery for the 'Sisters of Love', only to end up asthe headquarters for the German SS. In 1944 the house was bombed and destroyed during Operation Market Garden. Janssen adopted the thought that memories and events attach themselves to physical locations, and from this perspective she has studied the history of this place. She doesn't want to describe consecutive events in a chronological way, but sees them appear simultaneously on location. A compressed image of time is created by layering both time and event in a deja-vu like experience. By interviewing residents, searching through various archives and even with the help of a Scottish medium she tries to unwrap and interpret these layered images of time.

 
Janssen's work tells tales through impressions. In series of narrative paintings and drawings she achieves a very intimate, direct relationship with her subject matter. The painted objects, bodies and places are given a simmering tension below the painterly surface. Her meticulous style lets her imbue lifeless objects with a balanced sense of both whim and resignation. She uses the word 'begeesterd' or spirited for the essence of the physical world that she captures. Objects carry a multitude of meanings within them and the mere fact of their existence makes them into carriers of the past and the future. By using distortion, transparency and an alienating light Janssen translates reality and all its facets to the canvas. The House is not just a wondrous telling of history. The series shows a coming and leaving of life, contrasted with the existing moment. Janssen describes how every new group of inhabitants drops a new layer of meaning on top of the tangible reality of the house.

 
Thoughts of beauty, violence and decay are projected onto lifeless objects until they are imprinted with the impression of meaning. The objects themselves remain without life, but become animated witnesses of humanity. These traces of use, specific points of time anchored to a place or object, stand testament of the relativity of a human life. Within an indeterminate span of time we can influence the world around us, but all we do is subject to an unstoppable entropy.
This relativity, the idea that time only starts with the experience of it, is supported by the time theories of Gilles Deleuze. He describes the appearance of an image of time as looking through the facets of a cut crystal. Every experience of the present is split in the conservation of the past, the multiple potentiality of the future and moment which lets them both coincide. The ideas of this French philosopher serve as source of inspiration for The House.
That which we experience as 'seeing' actually is an amalgam of factual observation, virtual memory and subconscious projection. For Janssen, this thought opens up the potential for esoteric and metaphysical descriptions. This in turn explains her use of the Scottish medium John Johnsson, whose findings are included in the exhibition as an audio recording.
 
Anya Janssen lives and works in Arnhem, the Netherlands. She is represented by TORCH gallery Amsterdam. Her work is exhibited worldwide and part of several collections, including the Museum of Modern Art in Arnhem, DELA, ABN/AMRO, Diesel, Delta Loyd, Ohra and Menzis. The House will travel to multiple museums and venues as a travelling exhibition.

 
Galerie Short Cuts
galerieshortcuts@hotmail.be
Rue Simon Martin, 2
B-5020 Champion
Belgium
Exhibition 26.09  > 30.10.2015

dimanche 13 septembre 2015

Nathalie Vanheule - La liberté capturée n'existe pas



La pratique de Nathalie Vanheule s'inscrit dans une histoire de l'art postmoderne à l'héritage riche: symbolisme belge, élan romantique et utopies d'obédiences nordiques ont contribué à l'élaboration d'un univers singulier. Née en 1980 en Belgique, diplômée en design à Saint Luc (Gand) en 2002 puis en 2004 à l'Académie des Beaux-Arts, Nathalie Vanheule entame vite une carrière internationale. Elle expose notamment en 2003 à Berlin puis à la Gerrit Rietveld Academy d’Amsterdam,  au SMAK, au Vooruit, à la Cluster Gallery de Berlin, au consulat belge de Shanghai pour Europalia, à Art Cologne, à New-York, Leeds, Paris et Maastricht…

 
Empreint d'une mélancolie rappelant l'univers de James Ensor, de Böcklin (thèmes similaires de l'isolement, la protection, l'enfermement, la fête) ou de Friedrich (l'élan vers la nature, le déclin, la ruine), le travail de Nathalie Vanheule traite de nos espoirs perdus et de nos pertes affectives. Il démasque nos désirs refoulés et cachés, conduisant nos peurs intimes sur le domaine public.


Vitrines de la gare de Namur
visibles en permanence
Place de la station, 1
5000 Namur
13.09 > 04.10.2015

dimanche 17 mai 2015

Tatiana Fiodorova - In Between


 
Née en Moldavie, Tatiana Fiodorova vit et travaille à Chisinau Elle est impliquée dans le domaine de l’art contemporain exerçant plusieurs rôles – celui d’artiste visuelle, professeure, commissaire d’exposition, art manager. Sa pratique artistique ne se limite pas non plus à un seul domaine, elle crée des installations, des performances, des interventions dans l’espace public, elle travaille également la vidéo et les nouveaux médias.
 
 
La démarche artistique de Tatiana Fiodorova consiste à trouver une représentation du monde contemporain confronté aux problèmes d’ordre social, politique ou esthétique. Elle s’interroge souvent sur les questions et les conflits liés à la Moldavie, sa place dans le contexte européen et réfléchit à la quête identitaire des Moldaves. Ses dernières oeuvres sont destinées à créer un espace de dialogue interculturel autour de ces problématiques.
 



"Témoin d'un séisme historique de grande échelle (effondrement de l'URSS), hantant encore aujourd'hui les réalités de millions de personnes, et spectatrice impuissante d'une désagrégation socio-économique violente pour ne pas dire sauvage, l’œuvre de l'artiste interroge un monde confronté aux paradoxes, aux renversements et aux vacillements d’une Histoire longtemps dressée contre elle-même. Nourrie par une pensée non-conformiste, le travail de Fiodorova s’efforce d’unir diagonalement les savoirs et les genres, dans une transgression déroutant les habitudes canoniques. Il tâche de mettre en lumière une œuvre constellée de questionnements, se souciant du destin d’une nation comme de  la réalité la plus ordinaire. Une œuvre à la fois du dégoût, de la révolte, de « l'Ostalgie » et de l’espérance. Une œuvre au goût parfois amer, s’attachant  à capter aussi bien l’éphémère que  l’immuable. Une œuvre, un art en « apparition continuelle », parlant à tout Homme de l’Homme, de ce à quoi il tient le plus comme de ce à quoi il est confronté. Un art mettant en valeur une somme d’éléments, de traumatismes, d’avènements et de questionnements portant les marques et les brûlures de l’Histoire, comme celles des nouvelles réalités, et de la (con/re)quête identitaire dont il est à fois le témoin et la victime. Un art épuré de tout artifice, « un art qui crie » (« Schri Kunst Schri »), conscient de la fin de toutes utopies, de toutes certitudes absolues. Sensible, violent, lumineux, contrastant, l’œuvre de Tatiana Fiodorova questionne un Monde et des réalités où nous ne pouvons plus que simuler, faire semblant d’aller dans le même sens en accélérant, en réalité, dans le vide. Un espace-temps où les utopies se sont éteintes sous les « Voix du silence » ou mortes nées sous les premières visions et désillusions d’un « monde merveilleux ». Un « Monde merveilleux » où chacun se retrouve face à lui-même comme à un miroir aux reflets flous et incertains, étranglé par l’indifférence des réalités. Un art en somme du face-à-face, travaillant sans relâche sa matière, creusant indéfiniment le visage pour voir ce qu’il y a derrière." Olivier Vargin

Exposition du 24 juillet au 29 août 2015
visite sur rendez-vous au 0476/958.376
Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2
5020 Champion