samedi 9 novembre 2013

Sarah Van Marcke "Rites are in time, what home is in space"


Lieux-Communs présente à la Galerie Short Cuts du 14 novembre 2013 au 5 janvier 2014 l’exposition de Sarah Van Marcke.
Cette artiste expose à Namur sa nouvelle série photographique « Rites are in time, what home is in space ».Celle-ci aborde l’univers de l’architecte néerlandais Hans Van der Laan qui a réalisé de nombreuses constructions religieuses à l’architecture moderniste et singulière : Abbaye de Sint-Benedictusberg (près de Vaals- Pays-Bas), cloitres de l’Abbaye  Roosenberg (Waasmunster –Belgique),  couvent de Tomelila (Suède) …



Sarah Van Marcke, née en 1984, est la co-fondatrice de la plate forme photographique Outlandish. Elle a participé à la Biennale de Photographie de Liège, exposé au Musée de la photographie d’Anvers, à la Centrale électrique (Bruxelles), au Musée de la photographie de Thessalonique, à la Casa de Cultura (Brasilia), à Osaka...


« Le moine bénédictin Hans Van der Laan (1904-1991) avait mis sa vie au service de la foi mais aussi son talent. Les couvents qu’il a imaginés et construits, depuis les fondations jusqu’au moindre objet, au moindre vêtement invitent à la vie d’ascète grâce à la pureté des lignes, au dépouillement des matériaux.
Quant la jeune artiste Sarah Van Marcke qui s’intéresse à l’héritage moderniste, a découvert ces lieux habités par l’âme et l’art du moine-architecte, elle y a effectué un travail poétique jouant sur la présence et l’absence.  Elle qui a souvent mis son corps en scène dans ses photographies pour souligner la particularité d’un paysage ou d’une architecture, s’est ici inspirée d’images où figurait Hans Van der Laan pour suggérer son passage, sa présence, tout en soulignant les lignes architecturales. En bas d’un escalier, une paire de chaussures, une pierre suspendue dans les airs ou encore des bras appuyés sur une chaise, le résultat sans l’aide de Photoshop est saisissant. La lumière naturelle diffusée insuffle une atmosphère étrange, presque surnaturelle, aux photographies comme aux brèves vidéos où l’on voit les pages d’un livre tourner ou encore une couverture agitée de faibles mouvements. Comme si un fantôme habitait le couvent…De belles œuvres sobres, sensibles et magiques. » Camille de Marcilly

 
Galerie Short Cuts

mercredi de 14 à 21h
jeudi 18 à 21h
vendredi 18 à 21h
samedi 14 à 21h
 dimanche 14 à 20h

Entrée Libre

 
"In haar fotografische werk voert Sarah Van Marcke een onderzoek naar de positie van het menselijk lichaam in het urbane landschap. De architecturale en urbane situaties in haar werk zijn vaak het resultaat van visionaire en soms ook utopische ideeën van verschillende architecten en stadsplanners. Eens getransformeerd naar het tweedimensionale beeld lijken deze urbane landschappen vaak schaalmodellen waaraan een object of een menselijk lichaam is toegevoegd als een verborgen of beklijvende sculptuur. Tegelijkertijd voor en achter de camera, kan Sarah's lichaam opgevat worden als het 'anti-subject' van het beeld; haar achtergelaten lichaam wordt herleid tot een object in de ruimte dat zich tracht aan te passen aan haar omgeving door imitatie van kleuren, vormen... De handelingen worden overdreven om de vreemde en 'onwereldse' relatie met de hedendaagse vorm van ruimte te benadrukken.
De beelden trachten niet enkel de esthetische kwaliteiten van de ruimtes te tonen, maar bevragen ook de utopische motivaties van de architecten en stadsplanners. Op een soms humoristische manier flirten ze met de vorm van de ruimte. Maar er is steeds een vleugje melancholie en tristesse aanwezig, om de donkere zijde achter de realiteit van deze visionaire constructies - de complexe leefomstandigheden, verval, corrosie, onthechting... - bloot te leggen en in een juiste historische context te plaatsen" www.bamart.be

Sarah Van Marcke graduated with a Masters in photography from the Sint Lukas Higher Institute for Arts in Brussels. Sarah lives an works in Antwerp, Belgium. She captures the uncanny in the contemporary architectural landscape. In her photographic work Sarah Van Marcke researches the position of the human body in the constructed landscape. Being transformed into photographic images and serving as backdrops, the existing urban or architectural sites seems to have lost both reality and functionality. The chosen urban sites are often the result of visionary or sometimes even utopian ideas. In her work, Sarah confronts her own body to the constructed landscape and questions the way we move in a space and inhabit the space. At once behind and in front of the camera, Sarah is the “anti-subject” of the image; her abandoned body is mainly used as an object that adapts to its environment by imitating form, colour, shape or function. The actions are exaggerated in order to show the eldritch and eerie relationship with contemporary form of space. Beneath the surface the photographs question the utopian motivation of architects and planners.