samedi 9 novembre 2013

Sarah Van Marcke "Rites are in time, what home is in space"


Lieux-Communs présente à la Galerie Short Cuts du 14 novembre 2013 au 5 janvier 2014 l’exposition de Sarah Van Marcke.
Cette artiste expose à Namur sa nouvelle série photographique « Rites are in time, what home is in space ».Celle-ci aborde l’univers de l’architecte néerlandais Hans Van der Laan qui a réalisé de nombreuses constructions religieuses à l’architecture moderniste et singulière : Abbaye de Sint-Benedictusberg (près de Vaals- Pays-Bas), cloitres de l’Abbaye  Roosenberg (Waasmunster –Belgique),  couvent de Tomelila (Suède) …



Sarah Van Marcke, née en 1984, est la co-fondatrice de la plate forme photographique Outlandish. Elle a participé à la Biennale de Photographie de Liège, exposé au Musée de la photographie d’Anvers, à la Centrale électrique (Bruxelles), au Musée de la photographie de Thessalonique, à la Casa de Cultura (Brasilia), à Osaka...


« Le moine bénédictin Hans Van der Laan (1904-1991) avait mis sa vie au service de la foi mais aussi son talent. Les couvents qu’il a imaginés et construits, depuis les fondations jusqu’au moindre objet, au moindre vêtement invitent à la vie d’ascète grâce à la pureté des lignes, au dépouillement des matériaux.
Quant la jeune artiste Sarah Van Marcke qui s’intéresse à l’héritage moderniste, a découvert ces lieux habités par l’âme et l’art du moine-architecte, elle y a effectué un travail poétique jouant sur la présence et l’absence.  Elle qui a souvent mis son corps en scène dans ses photographies pour souligner la particularité d’un paysage ou d’une architecture, s’est ici inspirée d’images où figurait Hans Van der Laan pour suggérer son passage, sa présence, tout en soulignant les lignes architecturales. En bas d’un escalier, une paire de chaussures, une pierre suspendue dans les airs ou encore des bras appuyés sur une chaise, le résultat sans l’aide de Photoshop est saisissant. La lumière naturelle diffusée insuffle une atmosphère étrange, presque surnaturelle, aux photographies comme aux brèves vidéos où l’on voit les pages d’un livre tourner ou encore une couverture agitée de faibles mouvements. Comme si un fantôme habitait le couvent…De belles œuvres sobres, sensibles et magiques. » Camille de Marcilly

 
Galerie Short Cuts

mercredi de 14 à 21h
jeudi 18 à 21h
vendredi 18 à 21h
samedi 14 à 21h
 dimanche 14 à 20h

Entrée Libre

 
"In haar fotografische werk voert Sarah Van Marcke een onderzoek naar de positie van het menselijk lichaam in het urbane landschap. De architecturale en urbane situaties in haar werk zijn vaak het resultaat van visionaire en soms ook utopische ideeën van verschillende architecten en stadsplanners. Eens getransformeerd naar het tweedimensionale beeld lijken deze urbane landschappen vaak schaalmodellen waaraan een object of een menselijk lichaam is toegevoegd als een verborgen of beklijvende sculptuur. Tegelijkertijd voor en achter de camera, kan Sarah's lichaam opgevat worden als het 'anti-subject' van het beeld; haar achtergelaten lichaam wordt herleid tot een object in de ruimte dat zich tracht aan te passen aan haar omgeving door imitatie van kleuren, vormen... De handelingen worden overdreven om de vreemde en 'onwereldse' relatie met de hedendaagse vorm van ruimte te benadrukken.
De beelden trachten niet enkel de esthetische kwaliteiten van de ruimtes te tonen, maar bevragen ook de utopische motivaties van de architecten en stadsplanners. Op een soms humoristische manier flirten ze met de vorm van de ruimte. Maar er is steeds een vleugje melancholie en tristesse aanwezig, om de donkere zijde achter de realiteit van deze visionaire constructies - de complexe leefomstandigheden, verval, corrosie, onthechting... - bloot te leggen en in een juiste historische context te plaatsen" www.bamart.be

Sarah Van Marcke graduated with a Masters in photography from the Sint Lukas Higher Institute for Arts in Brussels. Sarah lives an works in Antwerp, Belgium. She captures the uncanny in the contemporary architectural landscape. In her photographic work Sarah Van Marcke researches the position of the human body in the constructed landscape. Being transformed into photographic images and serving as backdrops, the existing urban or architectural sites seems to have lost both reality and functionality. The chosen urban sites are often the result of visionary or sometimes even utopian ideas. In her work, Sarah confronts her own body to the constructed landscape and questions the way we move in a space and inhabit the space. At once behind and in front of the camera, Sarah is the “anti-subject” of the image; her abandoned body is mainly used as an object that adapts to its environment by imitating form, colour, shape or function. The actions are exaggerated in order to show the eldritch and eerie relationship with contemporary form of space. Beneath the surface the photographs question the utopian motivation of architects and planners.

vendredi 18 octobre 2013

Fresque de Gala Caki




Lieux-Communs souhaite aussi insérer dans l’espace urbain namurois des œuvres d’art permanentes, reflets de la création contemporaine.
Une première fresque de l’artiste polonaise Anna Zuber a été réalisée en 2012 en face de la Bibliothèque de la Ville de Namur et à l’entrée des Jardins du Maïeur.
Anna Zuber a arpenté le centre historique namurois pour y repérer les pignons ou les murs qui pourraient se prêter judicieusement à la réalisation d’une fresque.

 
Dans son œuvre, le mur a été conçu comme une paroi de verre permettant de redécouvrir deux arbres dans leur intégralité.
La proximité avec un lieu de culture, la Bibliothèque principale de la Ville de Namur, a également été privilégiée.
C'est la même logique qui a été choisie pour cette seconde fresque, réalisée sur l’édifice abritant le Cinéma Forum, la galerie d’art contemporain Short Cuts et la bibliothèque de Salzinnes.
L’artiste Gala Caki est spécialisée dans les réalisations de grand format.
Originaire de Serbie, l’artiste a fait ses études artistiques à Novi Sad. Pour cette fresque, elle s’est basée sur les paysages urbains, l’architecture namuroise et la Citadelle de Namur.
 
Des parallèles existent entre ces deux villes fluviales que sont Namur et Novi Sad. A Novi-Sad, traversée par le Danube,  la première pierre de la forteresse de Petrovaradin, dominant une colline, a été posée en 1692 par le Prince de Croÿ, symbole des liens et des échanges anciens entre régions européennes.
Une forteresse qui, pour l’anecdote et le clin d’œil, comporte  de nombreux passages souterrains formant en tout seize kilomètres de galeries. Cette ville entra aussi, à un moment de son histoire, dans les possessions des Habsbourg. Novi Sad est enfin surnommée depuis le 19ème siècle  l’Athènes serbe pour sa vitalité et son rayonnement culturel.


 
’artiste Gala Caki, née en 1987, a déjà exposé au Musée d’art moderne et au Multimedia Center de Novi Sad, à Belgrade, à Berlin, à Amsterdam, à Lisbonne, en Croatie, au Danemark…une carrière très internationale pour cette jeune artiste prometteuse de la scène artistique serbe.
 
 
Son œuvre, réalisée à Namur pendant une dizaine de jours, se fonde sur une  stylisation des volumes et des formes architecturales. Elle propose une  vision personnelle des paysages urbains, de l’architecture namuroise et de la Citadelle de Namur.

 
Pour Lieux-Communs, il est intéressant de mettre en dialogue peinture, urbanisme et architecture. Ces relations croisées sont très présentes dans la création actuelle avec l’association fréquente d’architectes et de plasticiens comme Jean Nouvel et Daniel Buren. La peinture est d’ailleurs, pour l’architecte Richard Meier, porteuse d'un renouvellement de la perception spatiale.
Plus modestement, l’ambition de cette réalisation est également de requalifier un mur  d’un bâtiment d’inspiration moderniste, mur devenu au fil du temps un chancre visuel.
La fresque de Gala Caki crée en quelque sorte une fenêtre permettant de questionner l’architecture, le thème de l’imaginaire urbain, le lien entre patrimoine et culture ainsi que tous les enjeux du développement d’une ville créative et durable.

"Les Belges étaient des Serbes dans le fond. Des Serbes du Nord.Ils avaient un peu la même histoire.Des gens qui s'étaient retrouvés au milieu d'une route par laquelle tout le monde voulait passer. Opprimés par les uns, libérés par les autres "
Patrick Besson dans "Les Frères de la consolation"
 
 

lundi 9 septembre 2013

Tamara Erde "Distant traces"



Du 14 septembre au 3 novembre 2013, l’exposition « Distant Traces » de Tamara Erde suit quelques parcours d'immigrants vivant à Paris, certains arrivés récemment et d’autres, installés depuis de nombreuses années.
A travers une série de portraits et des conversations avec des immigrants, l'artiste,  immigrante elle-même, souhaite découvrir avec eux les traces oubliées de leur pays d'origine, celles qui ont été mises entre parenthèses avant d’être abandonnées avec le temps et celles qui ne pourront jamais disparaître.
Les objets, la langue, les images, les odeurs - toutes ces traces qu’ils portent avec eux ainsi que les nouvelles habitudes qu’ils adoptent.
Comment ils se voient, identifient leur nationalité, leur présence au fil des années…
Qu’est ce qui fait que l’on devient partie intégrante de la société dans laquelle on vit ?
Dans la série de portraits "Distant traces", Tamara essaye de décrire les absences, les souvenirs et les souhaits des personnes éloignées de leur patrie à différentes étapes de leur vie.


La série de portraits, tous pris dans le lieu de vie des personnes, est accompagnée par les textes de la conversation menée avec eux. Ils sont présentés ensemble dans une installation qui a aussi pour but de capturer l'esprit délicat et insaisissable des traces d'un ailleurs lointain.
Ce travail photographique, réalisé en 2013, sera présenté, en première, dans la Galerie Short Cuts.
 
 
 
 
Tamara Erde est une réalisatrice franco-israélienne née en 1982 à Tel-Aviv et installée à Paris; Elle obtient son Master de Design en Communication visuelle et Photographie à la Bezalel Academy of Arts & Design de Jerusalem et poursuit ensuite ces études à l’Ecole du Fresnoy en France.Son travail se construit à travers des médiums différents, que ce soit le film documentaire, la fiction, les installations vidéos ou encore des performances scéniques.
« Rober », un court-métrage documentaire qu’elle réalise en 2009 est un film sur son père, proposant au fil de la narration au spectateur un portrait en creux – par le biais d’enquêtes et d’interviews-  de cette figure paternelle jamais connue. Il a été sélectionné dans plusieurs festivals.
« Jéricho », court-métrage de fiction réalisé en 2010 dans le cadre de l’école du Fresnoy, a été sélectionné en compétition officielle aux éditions 2011 des Festivals de Clermont-Ferrand et d’Aix en Provence.
Elle a aussi mis en scène ou participé à plusieurs spectacles de danse dont l’un fut présenté au Festival de Montpellier. Une mise en scène pluridisciplinaire qui intégrait des vidéos tournées dans les territoires Palestiniens, à Ramallah et dans la bande de Gaza, également des lectures de poèmes de Mahmoud Darwich.
Elle est actuellement en montage d’un documentaire de 52 minutes intitulé « Crazy people here » sur le massacre de Deir Yassine, perpétré en 1948 par des combattants juifs du Irgoun.
Elle se consacre également au développement d’un projet de documentaire « Present, past, future » sur le système éducatif en Israël ainsi qu’à l’écriture d’un projet de long-métrage « Un autre jour viendra », co-écrit par Raphaëlle Desplechain, film produit par la société Iliade & Films. Le projet a été sélectionné aux Ateliers d’Angers en 2012 et obtenu l’aide sélectif au projet de MEDIA, et l’aide au développement du CNC.
Courant 2013, elle tournera à Marseille un court métrage « Disney Ramallah » produit par Tita Productions, et pour lequel elle a obtenu l’aide à la production de la Région PACA.
L’objectif de Tamara est de garder les problématiques politiques et sociales liées au conflit israélo-palestinien au cœur de sa création et du langage visuel qu’elle propose.


Distant traces follows, in photographs, sound and texts, a few stories of immigrants living in Paris.
 
Through portraits and conversation with the immigrants, some arrived recently, and some have been living in Paris for years, the artist, an immigrant herself, wishes to find out with them – what traces have been left from their countries of origin, what have been put aside and left with the time, what can never go away.
Objects, language, images smells – what of all those traces do they carry with them and which new ones they adopt.
How do they see themselves, identify their nationality, their presence, in the distance of years. What does it take to become part of the society you are living in.
In the portraits series “Distant traces” Tamara is trying to portray those absences, memories and wishes of people dislocated from their homeland in different stages of their life.
The series of portraits, all taken in the people’s house and rooms are accompanied by texts from the conversation with them, presented together in an installation that aims to capture as well the delicate and slippery spirit of traces from another, faraway place.
The photos, taken during 2013, will be presented in premier in Gallery ShortCuts, Namur.
 

Galerie Short Cuts
Rue du belvédère, 41 à 5000 Namur
Exposition du 13 septembre au 3 novembre 2013
mercredi de 14 à 21h
jeudi 18 à 21h
vendredi 18 à 21h
samedi 14 à 21h
 dimanche 14 à 20h
Entrée Libre

 

 

samedi 3 août 2013

Teodora Stamenkovic " ZONE RED"


Teodora Stamenkovic est une jeune artiste serbe vivant en Allemagne, à Francfort.
Elle présente à la Galerie Short Cuts une sélection de vidéos de ses performances, « Zone Red ». Invitée par Lieux-Communs, elle réalisera également au cours de son séjour une nouvelle performance à Bruxelles et à Namur.
Dans son travail artistique, Teodora aborde principalement la sexualité et le conservatisme des sociétés, perçus comme deux pôles incompatibles et opposés de l'humanité. Venant d'un environnement social très conservateur, elle a pris ces thématiques comme champ d’investigation principal. Teodora met particulièrement l’accent sur la position de la femme dans ce type de société. Son mode d’expression artistique, la performance, découle de ses expériences personnelles.
Héritière de Marina Abramovic, Teodora Stamenkovic se met personnellement en scène, voire en danger, pour refléter, comme un miroir, le sujet artistique sur lequel elle travaille. Elle explore directement les limites de la tolérance humaine face à la nouveauté et l’inhabituel. Elle s'efforce par son art de« provoquer » les sens des spectateurs pour déplacer leurs frontières mentales habituelles et étendre leur point de vue.
Les éléments symboliques principaux sont la couleur rouge- le symbole de la force, de la sexualité et de tous les instincts intérieurs qui guident les individus; la couleur blanche - le symbole de pureté morale comme point de départ et objectif de tous ; le masque qui souligne l’importance de la réputation dans la vie quotidienne (le masque couvre la nature réelle des personnes avec toute la noirceur dissimulée) ; les boîtes qui représentent le conservatisme des sociétés ( les conservateurs, konservants en langue serbe, préservent la nourriture de la même manière que la plupart des personnes s’accrochent aux vieux principes et aux traditions) et enfin la pomme est le symbole classique du péché.
En général, le travail de l'artiste est influencé par l’enseignement artistique classique reçu en Serbie dont elle s’efforce de garder les principes , tout en explorant le champ artistique contemporain de la performance.
Teodora a pour objectif de combiner la nouvelle expression avec l’apport d’un héritage classique. Dans cette voie, la jeune créatrice indique symboliquement la possibilité d’un équilibre à trouver entre les normes et l’innovation, les traditions et l’ inhabituel…

 

Education
University of Arts, Faculty of Fine Arts, Belgrade, Serbie
Expositions
2012 Faculty of Fine Arts, Belgrade, Serbie
2012 exposition individuelle - Faculty of Drama Arts, Belgrade, Serbie

Performances:
2013 Video Performances:
“Ten Angry Pirates”, “The Story about the Pearl”,“Twelve Slaps”, “In the Spotlight”
2012 Public Art Performances:
“Zone Red”, “Action Konservants”

Teodora Stamenkovic is a young Serbian performance artist living in Germany. In her work she mostly emphasizes the sexuality and conservatism of people as two incompatible and opposite sides of humankind. Teodora especially puts an accent on the women’s position in kind of society she comes from. Usually the young artist uses herself as an object to reflect and to mirror the topic she is working on.
"I am interested in exploring the limits of human tolerance for the new and unusual. Therefore I strive to irritate people’s senses with my art in order to move their usual borders and expand their views. I aim to combine new modern expression with classical and old rules. This way I symbolically complete the main topic I am working on and I indicate on the possibility of the balance between norms and traditions with innovative and unusual." Teodora Stamenkovic

Come and take a look at her work !

Education
University of Arts, Faculty of Fine Arts, Belgrade, Serbia

Exhibitions
2012 Group exhibition - Faculty of Fine Arts, Belgrade, Serbia –
2012 Individual exhibition at Faculty of Drama Arts, Belgrade, Serbia



Zone Red, Belgrade photo : Slavica Dolasevic

Projects
2013 Video Performances:
“Ten Angry Pirates”, “The Story about the Pearl”, “Twelve Slaps”, “In the Spotlight”
2012 Public Art Performances:
"Zone Red", "Action Konservants"



 
Galerie Short Cuts
09.08.2013-08.09.2013
Rue du belvédère, 41 à 5000 Namur

mercredi de 14 à 21h
jeudi 18 à 21h
vendredi 18 à 21h
samedi 14 à 21h
dimanche 14 à 20h
Entrée libre
 

 

samedi 27 juillet 2013

Juliette Feck "Crash"



Juliette Feck , plasticienne française, vient de terminer une résidence à la Villa Calderon où elle avait obtenu une bourse en 2012-2013. Après l’exposition collective « Tellement vrai » à Louviers (France), elle présente à Namur une sélection de ses travaux récents (photos, sculptures et une installation).
Crash est un hommage à l’ambiguïté produite par certaines zones de frottement. Des instants où la violence se transforme en beauté, où l’évidence de la chute devient ironiquement poétique. Comme si le savoir de la finitude, l’approche du précipice  révèleraient  l’être au monde.
Crash c’est le titre de deux photographies présentées, Crash et Crash II, qui sont elles-mêmes des références à Crash du cinéaste canadien David Cronenberg.  Toutes les photographies figurent l’impact ou l’imminence d’une violence plus ou moins exacerbée.
Quand à Sculptures/Sculptures,  jeu de mots et de formes, empreintes de sculptures de pneus sur des sculptures de pneus. Ce pneu. Ce rebus fondamental. Ce cercle infini de la route qui s'étale. Métaphore de la vie. En cela réside sa force, son élégance. Cette intrigante beauté. Tous pareils et pourtant si différents. Le plus abimé serait-il séduisant? Matière immortelle, il attend d’être absorbé par la terre, mère de toutes les décompositions. Entre la mort et l’oubli, le pneu est au purgatoire. Comme nous tous, en attendant le Crash.
The Beach est certainement la pièce la plus ironique de l’exposition. Que serait Bruxelles-les-Bains ou Namur-Plage sans un requin? Cette installation : c’est la menace, la peur du requin qui loge dans notre subconscient nourrie  par d’incessantes représentations cauchemardesques. Peur qui ne renvoie qu’à nous-mêmes. Car finalement tout n’est que sable et marbre granité. L’image subsiste.

On peut dire que l’exposition de Juliette Feck à la Galerie Short Cuts est un éloge à la mort tout en étant un éloge à la vie. Une conscience de la finitude, de la douleur, de la perte qui voudrait ouvrir notre regard sur l’existant, l’instant présent, l’expérience du réel.

mardi 28 mai 2013

Maureen Bachaus "Tell me who I am"




Le travail de Maureen Bachaus est principalement constitué d’assemblages réalisés à partir d’une photo initiale. Ces assemblages, constituent, en fait, des portraits d’individus, dont les pensées et les émotions sont prises comme point de départ.C’est dans ou sur une impression photographique - souvent exacerbée – que viennent s’enraciner différents éléments et fragments suggérant l’histoire sous-jacente de l’individu. Ces éléments peuvent être des objets emprunts de traces d’utilisation humaine, mais aussi des dessins et des textes.La corde est un matériau fréquemment utilisé, souvent placée en travers de la photo.
Cette corde, parfois nouée, parfois pendante, symbolise les limites et même l’emprisonnement, mais aussi la liberté que les êtres peuvent expérimenter par le biais de certaines pensées ou émotions.
D’autres aspects essentiels de l’œuvre de Maureen Bachaus sont la psyché humaine, la liberté d’expression et de pensée, l’identité humaine. D’intenses discussions avec des gens du monde entier ont conduit au ‘projet identification’ auquel Maureen travaille actuellement et qui repose sur les questions suivantes : qui suis-je, comment es-tu devenu celui que tu es aujourd’hui ? Ton identité est-elle liée à tes libres choix, ou est-elle déterminée par tes gènes, ton environnement, ta religion, ta famille ou ton gouvernement ? Le ‘projet identification’ rassemble des collages photos/assemblages, installations et projets vidéo que vous pourrez, en partie, découvrir au cours de cette exposition.

Maureen Bachaus :
Ecole des Beaux-Arts de Maastricht
Cycle post-académique « Hallo », Amsterdam
Aux Pays-Bas, Maureen Bachaus est représentée par la Galerie Wasink, en Suisse par la Galerie Tanner et en Belgique par la Galerie S&D DE Buck.




Exposition en cours
Galerie S&D DE Buck (Gent), Exposition Solo « Secret Properties » avec de nouvelles œuvres et video-art, 7 juin-30 juin 2013
Expositions récentes et présentations (petite sélection)
Musée Elburg, exposition de groupe 'In gesprek' - 2013
Varg e Vi, Centre d’Art Contemporain, Gjilan Kosovo, exposition solo, 2013
Art at the Warehouse Rotterdam, Présentation solo via Eduard Planting Gallery - 2013
Galerie S&H De Buck (Gent), exposition de groupe 'Het paradijs-Le paradis-The paradise', 2012/2013
Galerie Wansink, exposition de groupe 'Not for your eyes only' - 2012
Galerie Daniel Tanner Zürich, exposition de groupe 'A little bit nasty' - 2012
Art Gent - via Galerie S&H De Buck, 30 nov - 2012
UNIT24 Gallery Londen, exposition de groupe 'Passion for Freedom', 2012
Chelsea Art Tower, 21th floor Gallery, New York - performance 'Tell me' - 2012
Rabobank – Série de réalisations artistiques sur commande - 2012
Galerie Wansink – exposition solo – 2011
 
Maureen Bachaus’ werk bestaat voornamelijk uit assemblages waarvan de basis gevormd wordt door fotografie. Deze assemblages zijn in feite portretten van mensen, waarbij hun gedachten en gevoelens het uitgangspunt zijn. Een - vaak opgeblazen- fotoprint fungeert als een achtergrond waarop geassembleerde elementen een fragment van het onderliggende verhaal suggereren. Deze elementen kunnen voorwerpen zijn met sporen van menselijk gebruik, maar ook tekeningen en/of teksten.
Een regelmatig gebruikt materiaal is touw, vaak dwars door de foto gemonteerd. Dit touw, soms in een knoop, soms met loshangende delen, symboliseert de beperking of zelfs de gevangenschap, maar ook de vrijheid die mensen kunnen ervaren door bepaalde gedachten of gevoelens.
Andere essentieel aspecten in Bachaus’ werk zijn de menselijke psyche, vrijheid van expressie en meningsuiting, de menselijke identiteit. Intense gesprekken met mensen over de gehele wereld hebben geleid tot het ‘identification project’, waar Bachaus momenteel aan werkt. Kernvragen bij dit project zijn: Wie ben je, hoe ben je de persoon geworden die je nu bent ? Is jouw identiteit een gevolg van jouw vrije keuze of bepaald door je genen, je omgeving, je religie, je familie of je regering ? Het ‘identification project’ bestaat uit fotocollages/assemblages, installaties en een video-project, waarvan een eerste deel tijdens deze expositie te zien is.
 

Galerie Short Cuts
Rue du belvédère, 41 à 5000 Namur
mercredi de 14 à 21h
jeudi 18 à 21h
vendredi 18 à 21h
samedi 14 à 21h
dimanche 14 à 20h

Entrée libre

 

vendredi 12 avril 2013

Alexandra Demenkova "Russian Love"


Cette série photographique explore les périphéries russes, ces villages restés presque en marge de l’histoire et des évolutions récentes de la Fédération de Russie . Pour beaucouip d'habitantts de  métropoles russes, comme Moscou ou Saint-Pétersbourg, la campagne n'existe tout simplement pas. Pourtant vous ne devez pas voyager loin à l'extérieur de ces villes pour trouver des villages à demi-détruits où des personnes généralement âgées vivent dans une grande pauvreté. Ce sont souvent d'anciens manœuvres des sovkhozes, des personnes sans emploi, échoués dans des villages autrefois animés. Alexandre Demenkova précise les rencontres qu’elle y fait : « Vous ne rencontrez presque pas d’enfant. Il n'y a pratiquement plus de services existants et le sens collectif a été remplacé par la solitude, l'alcoolisme et le crime. Vous pouvez plaindre ces gens qui vivent ainsi dans une pauvreté éternelle sans espoir de changement, mais pourtant vous pouvez aussi vous sentir heureux que de tels endroits existent. Vous voyez que les gens qui vivent là partagent beaucoup de chaleur humaine et accordent à leurs enfants un maximum d’attention, au lieu d'avoir des ordinateurs et de se parler à peine l'un à l'autre comme cela arrive souvent dans les familles. Ils peuvent encore se réunir autour de la table et tenir des conversations pendant de longues heures. Ensuite, parce qu’il n'y a aucune électricité et que vous êtes loin des villes éclairées, vous pouvez observer les étoiles, des millions d'étoiles et là sentir que vous faites partie de l'univers. » .


Alexandra Demenkova est née en 1980 en Russie. Elle est diplômée de l’Université de Saint-Pétersbourg et est lauréate de plusieurs prix, dont celui  de meilleure photographe de presse (Saint-Pétersbourg 2006).
Suite à cette reconnaissance, cette jeune photographe a exposé son travail  en Allemagne, en Espagne, en France (Rencontres d’Arles), en Norvège, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, au Canada,  en Chine, au Japon …
Alexandra Demenkova est une des photographes émergentes de la scène artistique russe et a exposé notamment au MMOMA (Museum of Modern Art) de Moscou et au Musée de la photographie de Saint-Pétersbourg.
Différents livres concernant son travail photographique ont été publiés : « Land. Country life in the urban age », « Future images », « This day of change » …

 
 
Voyageuse infatigable, Alexandra Demenkova explique sa démarche photographique : « Je choisis les endroits où je vais au hasard - une conversation avec des amis, un souvenir d'enfance, une discussion avec des étrangers... Par exemple, j'entends le nom d'un lieu, plein de mystère, qui semble sortir d'un conte, et je m'y sens invitée. " Unezhma ", un mot tendre et effrayant à la fois - un village en train de disparaître sur le bord de la mer Blanche, isolé. Pour s'y rendre, il faut traverser une forêt à pied pendant toute une journée, et en hiver, il est impossible d'y aller ou de le quitter. Il peut aussi s'agir d'un établissement psychiatrique - les gens de ma ville blaguent à ce sujet, mais personne n'ose partir à la découverte de ces lieux, qui pour moi deviennent subitement fascinants. Ils font naître en moi un irrésistible désir de les découvrir. »  
Pour Alexandra Demenkova, la photographie est un moyen d'aborder les gens et surtout de les comprendre: L'expérience de la photographie  m'a fait penser combien est fragile ce monde de stabilité relative créé par nos familles, à quel point est mince la ligne de démarcation entre la santé, tant mentale que physique, et la maladie; la normalité de la vie quotidienne et la misère; l’espoir et le désespoir; la liberté et l’enfermement. Dans les histoires etdans la vie du peuple, j'ai vu l'espoir et le désespoir. Toutes les situations que j'ai entendues ne venaient pas des pages d'un livre, ni d’un écran de télévision, ni d’une scène de théâtre, mais elles étaient réelles, l'expérience de la vie de première main, sans aucun intermédiaire … " 





Galerie Short Cuts
Rue du belvédère, 41 à 5000 Namur
mercredi de 14 à 21h
jeudi 18 à 21h
vendredi 18 à 21h
samedi 14 à 21h
dimanche 14 à 20h
Entrée Libre

mercredi 13 février 2013

Chrystel Mukeba "Confrontations"








Chrystel Mukeba
L’asbl Lieux-Communs poursuit la programmation d’expositions d’art contemporain dans la galerie Short Cuts, située à Salzinnes (Namur).
L’exposition inaugurale sera, du 2 mars au 13 avril 2013, « Confrontations » de Chrystel Mukeba. 
Cette artiste a photographié sa grand-mère et l’univers de celle-ci :une série de photographies fortes, poétiques, sensibles …qui a été exposée au MAMAC (Musée d’art moderne et d’art contemporain) de Liège. Après l’exposition au Forum, cette série partira pour Paris où dès avril elle sera présentée au Centre Wallonie-Bruxelles."Chrystel Mukeba, jeune photographe bruxelloise sortie des rangs de l'Académie Royale de Beaux-Arts de Bruxelles, nous montre une série de photographies autour de sa grand-mère. Tout en subtilité, elle capte magnifiquement le temps qui passe, et ne passe presque plus, les couleurs de l'âge qui avance et ne permet plus d'avancer. Sans nostalgie, elle pose un regard tendre et lucide sur ce qui reste de l'existence lorsqu'il ne reste plus à voir que les indices d'une complétude passée."
About Bip 2012, Extrait. Frédéric Rolland

Chrystel Mukeba

Née en 1983 à Bruxelles, Chrystel Mukeba a étudié la photographie à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles.
Assistante du photographe belge Vincen Beekman depuis 2011, elle vit et travaille à Bruxelles en tant que photographe pour divers projets liés notamment à Recyclart.



Galerie Short Cuts
 
mercredi de 14 à 21h
jeudi 18 à 21h
vendredi 18 à 21h
samedi 14 à 21h
dimanche 14 à 20h

Entrée Libre.



There aren't many places where the past consolidates more easily and where memories persist more visibly than in wallpaper. In two of the photographic series Chrystel Mukeba (born in 1983) is currently exhibiting, "Confrontations" and "Last Travel with You", that architectural skin is to the fore. Her pictures show the residue of a life, where time itself, layer by layer, lays down a sediment in the form of a rich patina.
Chrystel Mukeba's photographs have a time span: they are pictures whose metaphorical shutter time is stretched to the time needed for an intimate, authentic portrait. The "Confrontations" series is sober, but produces a great effect. In portraits and details of her grandmother's folded hands, bare back, or legs under a blanket, Mukeba gives expression to an intimacy that goes far beyond a reflection on physical ageing. "For three years, my grandmother saw me arriving every day with my camera. At the end, she thought, 'Oh no, there she is again!' [laughs] The project followed a completely natural course. At first I didn't know where it was going; it grew almost organically. I didn't take photos every time we were together; we did a lot of talking. It was our intimate project. Her house, where I grew up, moreover, was being renovated at the time and I saw everything changing. I wanted to preserve something with the photographs, to record traces. At first, my grandmother used to ask me sometimes what I wanted to do with all those photographs: 'You're not taking photos of an old lady, that's a waste of time.' But when she saw them, she was quite proud: 'I'm leaving a trace behind.' I know she won't be there forever. That's why the project is so dear to me."



Mukeba's photography is based on patient work. The material must sink in. As against the general tendency to shoot pictures rapidly, she favours the slowness the medium can offer, the literal development that goes with the way analogue images become visible in their liquid chemicals. "I feel more at ease with an analogue camera. I do use a digital camera for the reportages I make for Recyclart, as assistant to Vincen Beeckman. I like to talk with people, rather than to immediately start taking pictures. Building up trust like that can last for months. There has to be a story involved. The photographs must able to narrate. You can't force that."
Perhaps it has something to do with her initial studies, too: "At first, I studied communication. I wanted to be a journalist, a real great reporter, but during my studies I realised that theory and studying were not really for me. I was more moved by images, by the wealth of stories to be found in them. And I wanted to do something creative, rather than spend the whole day sitting indoors at a desk."



"I have been taking photographs since I was a child. I was always the one who took the holiday snaps. Photography was really a passion, but I had never thought of making it my career. Then I started a photography course at Le Septante Cinq. And in 2007 I started studying at the Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. That was really fantastic, but I didn't finish my third year. I already knew Vincen slightly, and he asked me to do a little exhibition. When his assistant left, he asked me to take the job. The projects and reportages for Recyclart, in the Marollen/Marolles – you put something of yourself into them: you meet people, you make contacts... Previously I only took pictures of my family; now I'm much more daring."
The social impact is crucial for Chrystel Mukeba, whether in personal projects focusing on her grandmother or the traces that loved ones leave behind, or in reportages in the Home des Ursulines or about schizophrenia. " Kurt Snoekx extrait de Agenda