mercredi 16 janvier 2019

Exposition d'Aurore Pallet Les Egrégores


Lieux-Communs présente à la Galerie Short Cuts l'exposition d'Aurore Pallet Les Egrégores du 26 janvier au 2 mars 2019.

Aurore Pallet est diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle vit à Montreuil et est représentée par la Galerie Isabelle Gounod (Paris). Les Egrégores constituent la première exposition monographique de l’artiste en Belgique .

Aurore Pallet
« Les dessins et peintures réalisés par Aurore Pallet mettent en scène un monde parallèle, des images mentales profondément immersives, quelque chose de l’ordre d’une angoisse euphorique face au monde » Léa Bismuth dans  Art Press.


L'égrégore est une notion ésotérique : elle désigne une entité qui prend forme par le fait qu'un groupe de personnes y croit. C'est une « forme-pensée », qui doit son existence à la mobilisation de tout un groupe et acquiert ainsi une autonomie réelle. Si le groupe cesse d'y croire, elle disparaît. Et à l'inverse, elle agit sur ceux qui y croient en leur renvoyant son énergie.
Ce rapport d'interdépendance illustre le lien que nous entretenons avec les images, qu'elles soient mentales ou fabriquées.
Aurore Pallet s'interroge sur la nature des images au sens large : images archaïques, oniriques, symboles, signes... Ce qui retient son attention c'est le lien qu'elles entretiennent avec l'idée de vérité, le fait qu'elles attestent ou infirment la réalité du monde. Par exemple, les apparitions dans les peintures de la Renaissance sont le signe de l'accès à une spiritualité supérieure, tandis que les images de sites complotistes vont chercher à montrer que le monde n'est pas celui auquel on veut bien nous faire croire.
Il y a derrière cela l'idée de croyance : le fait que les images doublent la réalité, leur donne une existence autonome, à laquelle on est amené ou non à donner foi. Les images portent en elles des forces qui nous échappent et régissent notre vie quotidienne, d'autant plus aujourd'hui où la masse d'images produites n'a jamais été aussi importante.
Etre peintre pour moi c'est ainsi considérer les images comme des égrégores : explorer un monde autonome fait de projections contradictoires, à la fois reflet de notre capacité à inventer le réel et signe de notre désir profond de se laisser traverser par son obscurité. Aurore Pallet 






Lieux-Communs / Galerie Short Cuts

Rue Simon Martin, 2 - 5020 Champion


Exposition ouverte les samedis de 13 à 18 h ou sur rendez-vous.
 






lundi 10 décembre 2018

Hélène Marcoz et Emmanuel Moralès Wanderlust


Lieux-Communs présente à la Galerie Short Cuts l'exposition Wanderlust d'Hélène Marcoz et Emmanuel Moralès.
Que reste-t-il aujourd’hui du désir de voyager ?
Le monde entier, ou presque, nous est accessible en quelques clics sur le net : des photographies par milliards, des représentations en 3D, des cartes, des descriptions…
Se déplacer devient juste une action, oblitérant les images déjà disponibles, nous confortant dans le fait que ces endroits existent bel et bien. Au-delà de la ligne d’horizon, l’infini n’existe plus.

Dans la tradition des peintres de paysages du XVIIème siècle, Hélène Marcoz et Emmanuel Moralès présentent des œuvres en écho à ce qu’entreprenaient Poussin ou Le Lorrain dans leurs tableaux : composer un paysage à partir d’éléments sélectionnés ici ou là, afin d’exprimer tout ce que la pensée peut en fournir comme image.
Dans sa série intitulée Paysage(s), Hélène Marcoz filme pendant le cycle d’une année la métamorphose d’un même paysage. Le montage donne à voir un vidéorama associant plusieurs saisons simultanément.
Hélène Marcoz Paysages (5)
Pour Wilderness, Emmanuel Moralès détourne un logiciel d’architecture pour dessiner un panorama à mi-chemin entre la carte et le paysage. Esquissée sur toile, cette image peinte par aplats convoque toute la subtilité du nuancier propre à la perspective atmosphérique, si chère aux peintres et premiers photographes. En peinture, la lumière n’est que couleur.

Dans une seconde salle, deux propositions dialoguent formellement grâce à un jeu de lignes et de couleurs sur fonds unis.
Dans ses Cartes à gratter, Hélène Marcoz nous invite à reconstituer le réseau mental que l’on se crée d’une ville, telle une psychocartographie. Après avoir appliqué une encre sérigraphique argentée sur un plan, elle gratte le parcours effectué dévoilant ainsi la partie vue du territoire.
Pour Emmanuel Moralès, le déplacement du pinceau est à l’origine de la série Lignes & Champs dans laquelle le corps des lignes devient la surface à peindre. La matrice du tableau est un plan représentant les pistes de ski et leurs niveaux de difficulté. Ces lignes dessinent un paysage conceptuel, codifié, qui pourra prendre vie dans l’imaginaire du visiteur.
Emmanuel Moralès
Cette exposition nous propose de dépasser notre propre monde et ses modes de représentations, de voir au-delà du présent et du réel, de vagabonder.
De cadrer pour faire du lieu un sujet.


Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2
5020 Champion
Exposition du 8 décembre au 19 janvier 2019
Vernissage le 8 décembre à 18h 30
Exposition ouverte les samedis de 13 à 18 h ou sur rendez-vous.
Fermé le 29 décembre




samedi 20 octobre 2018

Christelle Mas et Anni Arffman : Réalité 2.0



Lieux-Communs présente l'exposition Réalité 2.0 de deux artistes vivants en Finlande : Christelle Mas et Anni Arffman.
Les photographies de Christelle Mas induisent le doute chez le spectateur et brouillent les frontières entre la nature d’une chose et sa représentation. Cet attachement au réel conduit l’artiste à s’intéresser au milieu tangible et pourtant fantasmagorique de l’imagerie médicale.
«Dans les photographies de Wild Lands, je réexamine la nature et me concentre sur son aspect invisible grâce au téléobjectif. J´expérimente in situ les mises en scène à travers de petites installations destinées à être photographiées. L’image finale est le fruit d’un seul cliché. Je m'intéresse à la forme sauvage de la
nature. La forêt est un lieu de mythe, de fantasmes, de peur et de supports de l’imaginaire. La forêt est l'autre face du monde en résistance, sauvage et obscure entre utopie et dystopie » .

Christelle Mas (FR, 1984) a travaillé à Paris et à Helsinki et vit actuellement à Oulu en Finlande. Son travail a été montré dans de nombreuses expositions collectives et personnelles en Finlande et à l’étranger. Sa pratique artistique englobe la photographie, le dessin et les installations. Ses œuvres se trouvent dans des collections privées et publiques (musées d’art contemporain d’Oulu et de Kemi, Finlande).

Anni Arffman révèle des moments cachés quand on regarde l'humain en mouvement, dans son ensemble. Les photographies d'athlètes dans les journaux mettent particulièrement en évidence ces détails. Le corps exprime toutes sortes d’intenses émotions éphémères qui seraient imperceptibles sans photographies, car ces moments sont fugaces. Les radiographies révèlent aussi des strates corporelles cachées tout comme les découpes en papier d’Arffman qui ne sont visibles qu’avec un fort contre-jour.

Anni Arffman (FIN,1985) s’intéresse à la représentation humaine et à ses traits psychologiques. Elle vit et travaille à Oulu, en Finlande. Son travail a été montré dans de nombreuses galeries et musées en Finlande et à l’étranger. Ses œuvres se trouvent dans des collections privées et publiques (musée d’art contemporain d’Oulu, ville d’Oulu). Sa prochaine réalisation se trouvera au nouvel hôpital de la ville de Kajaani ( Finlande) en 2019.





L'exposition a reçu le soutien de Arts Promotion Centre Finland et de la ville d'Oulu.





Lieux-Communs / Galerie Short Cuts

Rue Simon Martin, 2 - 5020 Champion




Exposition ouverte les samedis de 13h à 18h ou sur rendez-vous
du 25 octobre  au 30 novembre (fermé le 3 novembre).




vendredi 24 août 2018

Jehanne Paternostre Sans épitaphes


Dans le cadre des Journées du Patrimoine, l’asbl Lieux-Communs présente du 8 septembre au 13 octobre l’exposition de Jehanne Paternostre  Sans épitaphes  à la Galerie Short Cuts à Namur. Cette exposition s’inscrit également dans le cadre des événements organisés par la Ville de Namur à l’occasion du centième anniversaire de la fin de la première guerre mondiale.
Diplômée de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, Jehanne Paternostre est la lauréate du Prix 2017 des Arts de Woluwe-Saint-Pierre.

Son travail artistique est pluridisciplinaire et recourt au dessin, à la photographie, à l’installation, à la vidéo… Il questionne la fragilité de la mémoire, la conscience collective, les traces, la disparition...

Plusieurs de ces œuvres s’inscrivent dans le contexte de la « Grande guerre ». L’artiste s’intéresse aux constructions individuelles et collectives mises en place pour combler le manque et soigner les blessures issues de la guerre. Ces constructions ne résistent cependant pas si facilement à l’usure du temps.

L’exposition mêle l’Histoire et les histoires personnelles ou familiales. Elle évoque des lieux où l’histoire s’est déroulée voici un siècle mais où elle continue à être vécue et commémorée aujourd’hui. « Sans Epitaphes » s’inspire du territoire de Champion et a un arrière-plan historique très présent avec les éléments patrimoniaux du Fort de Marchovelette, du Couvent de la Providence et plus particulièrement du cimetière militaire de Marchovelette.




Lieux-Communs / Galerie Short Cuts

Rue Simon Martin, 2 - 5020 Champion



Exposition ouverte de 10h à 18h lors des Journées du Patrimoine (8 et 9 septembre). Les samedis de 13h à 18h ou sur rendez-vous du 10 septembre au 13 octobre .


mardi 27 février 2018

Kristel Brusadelli - Night/daydreaming

Du 3 mars au 25 mars, la Galerie Short Cuts présente l'exposition de Kristel Brusadelli  Night/Daydreaming :


A travers un processus de transformation et de reconstruction des images écrites dans la pénombre, Kristel Brusadelli brouille les états, extrait la matière, creuse les corps humain et animal.
Elle déplace les appuis, effeuille les identités, perd les individualités, fait tomber la nuit en plein jour... C'est qu'elle attribue au noir une véritable fonction de paysage, en tant que territoire des êtres indifférenciés qui à la fois lie et sépare, isole.

Loin des repères spatio-temporels, ses photographies nous offrent l'expérience sensuelle de chaque être en mutation, ouvert et distancié, libre de se mouvoir du dedans au dehors, du dehors au dedans.
Accompagnés par la voix profonde de William Burroughs, la crête des corps nus et les portraits en éveil semblent exister dans un temps cyclique...
Véronique Pellegrin

Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2
5020 Champion
Exposition du 3 mars au 25 mars
Vernissage le 2 mars à 18h30  
Exposition ouverte le samedi 3 de 13 à 18 h
les samedi 17, dimanche 18 mars de 11 à 18 h
 les samedi 24, dimanche 25 mars de 11 à 18 h
ou sur rendez-vous.




mardi 26 décembre 2017

Ulrike Bolenz - L'homme de Vitruve

Ulrike Bolenz (1958) a étudié les Beaux-Arts à l'Académie de Kassel. Après quelques années passées à Berlin, elle s'est installée à Bruxelles où elle vit depuis une vingtaine d'années. Ulrike Bolenz a été récompensée par plusieurs prix (Ville de Berlin, Bad-Munster…).Une œuvre d’Ulrike Bolenz est notamment entrée dans les collections permanentes du Musée d'Art Contemporain de Moscou (2015).

Ulrike Bolenz  Weiblicher Centaurus
Ulrike Bolenz réalise de nombreuses portraits et autoportraits dépersonnalisés. L’artiste ne veut pas (se) représenter mais plutôt évoquer un état et des expressions. Le corps est envisagé comme l'enveloppe visible de l'humanité. Utilisant le plexiglass, Ulrike Bolenz allie photographie, informatique et peinture dans un travail plastique conceptuel qui projette sa vision chaotique du monde et met en question le progrès scientifique (clonage…). Pour cette artiste, la femme tient un rôle spécifique dans notre société et son émancipation reste toujours une question d’actualité. 

Ulrike Bolenz  Blauer Kopf

Ulrike Bolenz L'homme de Vitruve

Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2
5020 Champion
Exposition du 19 janvier au 24 février
Vernissage le 19 janvier à 18h
Exposition ouverte les samedis de 13 à 18 h ou sur rendez-vous.

vendredi 24 novembre 2017

Elodie Wysocki - Le banquet du faisan


Elodie Wysocki interroge les notions de norme et de genre à travers un réseau foisonnant et hybride de formes. Le titre  Le Banquet du faisan renvoie à une tradition répandue au 15ème siècle où, à l’occasion de banquets, les hommes prononçaient leurs vœux chevaleresques sur un animal témoin, avant de se partager sa chair.


« La Louve inaugure le festin. Nous savons que la Louve n’est que le début, on fantasme déjà les chairs à venir ; renardes peut-être, faisanes sûrement, proies plus exotiques ? Quel goût peut bien avoir une girafe ?» E. Wysocki.

Le banquet désormais fini, le festin consommé, il ne demeure que les maigres restes des sacrifiés. Espace sanctuaire et asile silencieux, les trophées s’entassent, pauvres témoins des veines passions et des avidités stériles.



Elodie Wysocki Le banquet du faisan


Elodie Wysocki Le banquet du faisan



Elodie Wysocki Le banquet du faisan


Elodie Wysocki Le banquet du faisan
 

Elodie Wysocki Le banquet du faisan




Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2
5020 Champion
Exposition du 25 novembre au 22 décembre
Vernissage le 25 novembre à 11h
Expositions ouverte les samedis de 13 à 18 h ou sur rendez-vous.