dimanche 26 mars 2017

Exposition de Julien Morel : Brève image du monde - vernissage le 21 avril 2017 à 18h



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L’asbl  Lieux-Communs présente à la Galerie Short Cuts du 22 avril au 28 mai 2017 l’exposition de Julien Morel Brève image du monde.

Formé aux Beaux-Arts de Saint-Etienne (France), Julien Morel s’intéresse dans sa pratique artistique au patrimoine industriel et à l’architecture. Il a ainsi été en résidence dans différentes régions européennes dont le paysage est marqué par la révolution industrielle.

Par ailleurs, Il travaille aussi sur une encyclopédie symbolique (et non plus scientifique) à partir de fausses planches. Il s’appuie donc sur l’Encyclopédie, qui est pour lui le symbole de l’humanisme de la Renaissance, mais surtout le modèle culturel sur lequel les sociétés occidentales se sont construites. Aujourd’hui, les progrès scientifiques et technologiques nous obligent à la spécialisation et paradoxalement, selon l’artiste, à l'approximation. Julien Morel avait participé à l’exposition Espèces d’espaces qui s’était tenue en 2016 aux Anciens abattoirs de Bomel (Namur).

"Je travaille sur la culture, sur ce qui nous constitue comme être social.
Ainsi lorsque Roland Barthes, nous invite à penser que le « mythe est une forme », reste à savoir quelles formes pourraient  incarner cette histoire qui nous compose.
J’ai ainsi tenté de matérialiser des mythologies qui nourrissent le monde occidental. Ces mythologies collectives se mêlant à nos « mythologies individuelles » (Harald Szeemann) m’ont amené à utiliser une forme encyclopédique, d’abord en référence au savoir humaniste mis en forme par Diderot et d’Alembert, mais aussi à la notion « d’encyclopédie du tout monde » d’Edouard Glissant et  la Manga de Hokusaï. Je cherche à la fois  l’universalité toute occidentale d’une mythologie humaniste et la forme personnelle dans laquelle elle s’incarne et devient figure (la figure étant définie comme un mythe incarné dans une forme plastique circonscrite).
Comment donner une image d’un savoir, d’une culture ?
J’essaie de retrouver, à l’image d’un Montaigne dans la tour de son château ou d’un Goethe retranché dans sa citadelle intérieure, l’essence d’un être, et comment cette essence peut par l’expression de sa mythologie, interagir avec d’autres ; de donner une image de ce qui me compose en tant qu’être et héritier d’une culture particulière, de le révéler, de la reconnaitre afin qu’advienne une figure multiple, polymorphe (car il me semble que la figure mythologique habituellement si caricaturale et autosuffisante est beaucoup plus complexe et ouverte que ce qui nous est inculqué) qui n’a d’autre ambition que d’entrer en dialogue avec les figures mythologiques de l’altérité.


Comme vous allez le constater les thèmes sont issues à la fois des arts et techniques et des catalogues naturalistes, de l’univers industriel aux planches d’entomologies, de bâtiments en perditions à l’ossuaire… . 
Chacun des thèmes est décliné en série afin de renforcer cette impression de collection, elles se composent au minimum de 8 pièces jusqu’à 60 pièces. Nous errons entre le cabinet de curiosité introspectif et l’accumulation d’un savoir improbable.
Et c’est dans cette espace que la rencontre peu advenir.
Dans un même élan, ce travail convoque des personnalités modernes et contemporaines pour une approche de la contemporanéité.
Je pense ici à M. Walter Benjamin et à son âme de collectionneur qui décrivait l’aspect révolutionnaire du suranné, mais aussi à l’intempestif nietzschéen qui se rentrouvre en parti dans ces propos de Giorgio Agemben :
« Celui qui appartient véritablement à son temps, le vrai contemporain, est celui qui ne coïncide pas parfaitement avec lui ni n’adhère à ses prétentions, et se définit en ce sens, comme inactuel. »


Ces notions entrainent ma pratique artistique du côté de l’Encyclopédie et de la collection.
 La multiplication et la multiplicité des figures constituent l’alphabet d’une histoire à conter. La force du dessin est de donner à lire une œuvre qui ne s’impose pas au regardeur mais lui propose de questionner sa propre mythologie. Dans un même mouvement, elle est une tentative de réflexion autour d’une mythologie du progrès mortifère. 
En effet il me semble que tout un pan de la culture issue des lumières est la matérialisation d’une sorte de « pulsion de mort », on épingle des insectes, on dissèque des grenouilles, on formole des bizarreries. L’entomologie, la botanique …, nous laisse un arrière gout de sang dans la bouche.
« La botanique, c’est l’art de sécher les plantes entre les feuilles de papier, et de les injurier en grec et en latin. » (Alphonse Karr, romancier et journaliste (1808-1890)
Chacun d’entre nous est travaillé par un fond mythologique nous rappelle Michel Tournier, il s’agit maintenant de le faire surgir et de le confronter aux autres, c’est un art du voyage et de l’échange, de la vie" Julien Morel

Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2 à 5020 Champion
Samedi 14.00 - 18.00 entrée libre 
ou sur rendez-vous
galerieshortcuts@hotmail.be














dimanche 12 février 2017

Exposition de Nathalie Hannecart - La Maison d'Astérion



 

Dans ce travail, ou dans le ventre d’un labyrinthe photographique, j’explore de manière très frontale les murs de Salamanque, Ouro Preto, Valparaíso, Londres, Lisbonne, Paris, Berlin, Cracovie, Wroclaw, Prague, Doel, Namur… Ces images de pans de murs sont issues de déambulations dans les rues dérobées de villes, dédales saturés de présence et d’absence.
Les petits objets photographiques installés sur le papier comme autant de fausses gravures, de fragments déchiquetés, d’estampes d’émulsion photosensible, évoquent des cartes imaginaires de milieux urbains. Ils dressent de petits répertoires infidèles des quartiers, qui témoignent d’un monde en constant effacement et renouvellement. La question posée est celle de l’étrangeté ordinaire des choses du réel. Mais la proposition est aussi d’élaborer, à partir des images, sans mots, des fables improbables, de petites fictions visuelles, pour tenter de meubler d’autres pièces de la mémoire.
Graphes, interstices, effacement, fragments… Voici un petit butin de maraudeur, qui chemin faisant, emporte dans sa besace les reliefs des strates déposées. Ces traces sont inscriptions et miroirs d’une urbanité poétique et violente, qui à la fois alimente et ronge.
La photographie apparaît, dans ce parcours urbain, en tant que souvenir « palimpseste », souvenir « intertexte », car tout entremêlé des empreintes des autres et du temps.
Elle traite aussi d’une errance en quête de soi et de l’autre. La ville, en tant que labyrinthe, propose un jeu infini, celui de se perdre encore et encore, de passer 14 fois par le même endroit, d’y repasser encore. De mur en mur, on évolue dans un temps circulaire, les portes ne sont que leurres, elles ouvrent sur d’autres murs. Quel sens donner à des murs qui promettent une sortie en trompe l’œil ?
Solitude, répétition… De quelles questions se nourrit l’habitant du labyrinthe, Astérion, le Minotaure ? A quelles occupations vaque-t-il quand il n’est pas confronté aux hommes ? Quels sont ses jeux ? Quels sont ses rêves, ses désirs, ses angoisses ? Mur après mur, trouve-t-il sa paix ? Que signifie le monde en dehors des murs ?
Le Minotaure peut-il se défendre d’être prisonnier de son espace ? 
Un mur ressemble-t-il à un autre mur ? Passer 14 fois par le même endroit mène-t-il à se retrouver ou à se perdre ? Trouve-t-on au bout d’un temps le lien entre une pièce et une autre pièce, un passage et un autre passage ?
Suivre minutieusement les traces sur les murs permet-il de résister à la nausée, d’oublier l’infinité des galeries et des couloirs, de s’extraire de la circularité ? Est-ce aller à la rencontre de l’autre, de celui qui a laissé la trace ? Ou est-ce prendre acte de son absence ? Cela signifie-t-il s’enfoncer plus encore dans les entrailles du labyrinthe, pour que la perte soit sûre, rémédiable?  
Ce labyrinthe est refuge, espace à découvrir, monde intérieur, mais condamne aussi à l’errance à la recherche de soi.


vendredi 7 octobre 2016

Exposition d'Anaïs Boudot : Fêlures

Anaïs Boudot Fêlures

La Galerie Short Cuts présente du 7 janvier au 12 févier 2017 la série photographique Fêlures d' Anaïs Boudot. Cette artiste, née à Metz en 1984, diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de la photographie et du studio du Fresnoy poursuit un travail autour de l’exploration des moyens photographiques. Le cœur du travail d’Anaïs Boudot consiste à explorer le processus  d’apparition de l’image ; les liens entre image fixe et animée ; et les interstices créés entre temps et mouvement. Elle cherche à créer des images à la fois énigmatiques et hypnotiques, hors du temps, au plus proche de la sensation, jouant sur les concepts de présence/absence, de trouble de la perception, et de la mémoire. Elle participe à sa manière au renouvellement du genre, interrogeant le devenir de la photographie. L’artiste se fixe comme objectif un dépassement des moyens propres à ce médium. Sa démarche repose sur le photographique et non la photographie et s’aventure vers le domaine de l’hybridation. Anaïs Boudot est la lauréate 2016 du Grand Prix Samaritaine de la jeune photographie d'un montant de 15.000 euros. Le jury était présidé par Sarah Moon et Antoine Arnault.
 



Anaïs Boudot Fêlures


Anaïs Boudot Fêlures




Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2 à 5020 Champion
Samedi 12.00 - 18.00 entrée libre 
ou sur rendez-vous
galerieshortcuts@hotmail.be

jeudi 3 mars 2016

Romina Remmo - Chambres avec vues

Diplômée de l’ESAPV-Mons, Romina Remmo explore diverses pistes créatives (peinture, photographie, objets textiles…) afin de développer un univers sensoriel très singulier.
Romina Remmo

Elle a exposé à l’Iselp, au BPS 22, au Musée Ianchelevici … et a participé à l’exposition « Un air de Wallonie » (Namur) qui à l’initiative de Lieux-Communs dressait autour de Jacques Charlier un panorama de la création actuelle en Wallonie.
Une oeuvre de Romina Remmo vient d'être achetée par la Space Collection et a été présentée aux Abattoirs de Namur dasn le cadre de l'exposition "Espèces d'espaces" (commissariat Asbl Lieux-Communs).
"Sans qu'elle les dévoile totalement, les pensées de Romina Remmo sont sous-tendues, innervées, irriguées par le désir, le moteur le plus puissant de la vie, qui a fait dire à Dante que "tout espoir envolé, il reste le désir". Habile, précieuse, méticuleuse même, elle pénètre dans l'intimité corporelle avec les outils d'une chirurgienne de la couture. " Claude Lorent, La Libre 27/11/2015


Exposition les 12,13, 19 et 20 mars 2016
Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2 à 5020 Champion
Samedi-dimanche 11.00 - 19.00 entrée libre 

samedi 23 janvier 2016

Sophie Patry - Autoportraits

 
 
Vernissage le samedi 6 février à 18 h
Exposition du 7 février au 4 mars 2016
Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2 à 5020 Champion
Samedi 13.00 - 18.00 entrée libre et sur rendez-vous
 
La photographe Sophie Patry  est née et vit à Saint-Leu-La-Forêt, une ville d'environ 15.000 habitants, à 20 km au nord de Paris.
Après des études en cinéma, Sophie Patry s’oriente vers la photographie. Son travail photographique fait subtilement référence à des artistes qu’elle apprécie particulièrement comme Man Ray, Jerry Uelsmann connu pour ses montages photographiques ambigus qui déforment la réalité en juxtaposant des scènes n’ayant apparemment aucune relation entre elles, le photographe surréaliste Maurice Tabard qui fut proche de Magritte, Dora Maar, Brassaï ou encore Alix Cléo Roubaud, une femme très libre et sans tabous...
La formation cinématographique de Sophie Patry influe aussi certainement sur son approche de la photographie et notamment des films comme Rosemary's baby, Le bal des vampires, Shinning... qui mettent en scène un univers étrange, angoissant...
Elle crée des univers mystérieux, fantomatiques, hypnotiques qui  atteignent une forme d’intemporalité. Boulimique de photographie, Sophie Patry prend chaque jour des photos, les travaille ou prépare une future exposition.


Différents axes sont présents dans son travail. Des photos de paysages sont prises dans les Vosges mais aussi pour certaines dans  la forêt de Saint-Leu, une ville patrimoniale. Son travail comprend également une grande série d’autoportraits, dont une sélection est présentée à Namur. Une forme de dualité est souvent présente dans ses photographies :" Est-ce un combat avec moi-même ? Peut-être. C'est peut-être mon subconscient qui prend le dessus !"


Ces autoportraits sont hors du temps et, sur certains, seuls les tatouages d’une déesse et d’un dragon donnent une indication de temporalité.
Elle se livre totalement dans son travail photographique : "Une bonne partie de mon travail est basée sur l’autoportrait. C’est un face à face, une mise à nu. Il m’a fallu accepter de me voir, de me montrer aux autres. Au départ, je n’ai jamais pensé faire des autoportraits. Puis, me vient l’envie de travailler un visage, un corps. Je suis quelqu’un d’assez solitaire et n’ayant pas toujours de modèle sous la main, j’ai commencé à prendre quelques autoportraits, un peu comme un jeu, un défi, et c’est devenu un moyen de m’exprimer !"


Ce travail photographique est à la frontière de la performance et de la photographie, il peut être vu comme  une forme de performance photographiée.... A l’occasion de ses expositions, Sophie Patry réalise d’ailleurs un autoportrait dans le lieu même d’exposition.


Ce travail se caractérise par une grande forme de pudeur, révélée aussi par le côté "flou" des photographies mais en même temps celui-ci confère, paradoxalement, à celles-ci un aspect terriblement proche, intime...Le rapport au corps est fondamental dans le travail de l'artiste et même ses photographies de  paysages prennent une dimension corporelle.


 
 
 

dimanche 15 novembre 2015

Marion Fabien -Watch This Space # 8 - En pièces

Dans le cadre de la Biennale Watch This Space # 8 organisée par le réseau d’art contemporain 50° Nord, Lieux-Communs présente l’exposition « En pièces » de Marion FABIEN. La Biennale WTS# 8 se déploie sur le territoire français et belge, du FRAC de Dunkerque aux rues de Namur, autour de seize expositions en lien avec la thématique « Résistance ! ». Cette exposition a gagné le Prix Watch This Space # 8  / Sofam .














Diplômée en sculpture de La Cambre, Marion Fabien (1984) a fait de l’espace urbain son champ privilégié d’inspiration artistique. Par ses interventions, elle contribue à modifier le regard et la perception des habitants concernant leur environnement. Utilisant des moyens souvent très simples, elle souhaite faire voler en éclat cette « pauvreté visuelle qui pousse les gens dans une certaine paresse du regard ».

Marion Fabien En pièces

Au départ, elle parcourt les cités, s’y immerge, observe, photographie, fait des croquis… « A travers la marche, sous forme de balades, et à la manière d’un archéologue, je récolte un tas d’informations de source et de nature différentes. » explique Marion Fabien. Elle noue surtout des rencontres, des échanges qui sont le point de départ de son travail. Celui-ci est donc profondément contextuel en lien avec de nouveaux espaces et en réflexion par rapport à ceux-ci. A Namur, elle s’est particulièrement intéressée aux bancs publics. Elle propose une série d’interventions visuelles et sculpturales dans l’espace de la ville, Dans un deuxième temps, une exposition à la Galerie Short Cuts présente du 20 novembre au 20 janvier ces actions/interventions sous forme d’archives : documents de travail, notes, dessins, éditions, photographies. Marion Fabien y présente également un aperçu de ses travaux antérieurs en lien avec d’autres contextes. Son œuvre questionne la précarisation, l’exclusion … Elle témoigne d’un art contemporain non sacralisé mais, au contraire, inséré dans les réalités urbaines et en phase avec les enjeux sociétaux actuels.
Marion Fabien a exposé à L’Atelier 340, à l’Iselp, à la B-Gallery…Elle a été lauréate du prix Médiatine, sélectionnée à Art Contest et au Prix de la Jeune sculpture. Elle a été en résidence à Montluçon ainsi qu’à Tourcoing.






Exposition du 20 novembre 2015 au 20 janvier 2016
Samedi 13.00 - 18.00 Entrée libre
Lieux - Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin 2 - BE-5020 Champion

vendredi 18 septembre 2015

Anya Janssen - The House


In The House (2014 onwards) Anya Janssen distorts a linear experience of time. She lets the past coincide with the present and by doing so she tells the tale of a house. The villa and park she lives in also form the subject of her studies. The location itself has been marked by a turbulent and long history. The first residents were a wealthy family from the city of Arnhem.
Then the house was transformed into a monastery for the 'Sisters of Love', only to end up asthe headquarters for the German SS. In 1944 the house was bombed and destroyed during Operation Market Garden. Janssen adopted the thought that memories and events attach themselves to physical locations, and from this perspective she has studied the history of this place. She doesn't want to describe consecutive events in a chronological way, but sees them appear simultaneously on location. A compressed image of time is created by layering both time and event in a deja-vu like experience. By interviewing residents, searching through various archives and even with the help of a Scottish medium she tries to unwrap and interpret these layered images of time.

 
Janssen's work tells tales through impressions. In series of narrative paintings and drawings she achieves a very intimate, direct relationship with her subject matter. The painted objects, bodies and places are given a simmering tension below the painterly surface. Her meticulous style lets her imbue lifeless objects with a balanced sense of both whim and resignation. She uses the word 'begeesterd' or spirited for the essence of the physical world that she captures. Objects carry a multitude of meanings within them and the mere fact of their existence makes them into carriers of the past and the future. By using distortion, transparency and an alienating light Janssen translates reality and all its facets to the canvas. The House is not just a wondrous telling of history. The series shows a coming and leaving of life, contrasted with the existing moment. Janssen describes how every new group of inhabitants drops a new layer of meaning on top of the tangible reality of the house.

 
Thoughts of beauty, violence and decay are projected onto lifeless objects until they are imprinted with the impression of meaning. The objects themselves remain without life, but become animated witnesses of humanity. These traces of use, specific points of time anchored to a place or object, stand testament of the relativity of a human life. Within an indeterminate span of time we can influence the world around us, but all we do is subject to an unstoppable entropy.
This relativity, the idea that time only starts with the experience of it, is supported by the time theories of Gilles Deleuze. He describes the appearance of an image of time as looking through the facets of a cut crystal. Every experience of the present is split in the conservation of the past, the multiple potentiality of the future and moment which lets them both coincide. The ideas of this French philosopher serve as source of inspiration for The House.
That which we experience as 'seeing' actually is an amalgam of factual observation, virtual memory and subconscious projection. For Janssen, this thought opens up the potential for esoteric and metaphysical descriptions. This in turn explains her use of the Scottish medium John Johnsson, whose findings are included in the exhibition as an audio recording.
 
Anya Janssen lives and works in Arnhem, the Netherlands. She is represented by TORCH gallery Amsterdam. Her work is exhibited worldwide and part of several collections, including the Museum of Modern Art in Arnhem, DELA, ABN/AMRO, Diesel, Delta Loyd, Ohra and Menzis. The House will travel to multiple museums and venues as a travelling exhibition.

 
Galerie Short Cuts
galerieshortcuts@hotmail.be
Rue Simon Martin, 2
B-5020 Champion
Belgium
Exhibition 26.09  > 30.10.2015