samedi 20 octobre 2018

Christelle Mas et Anni Arffman : Réalité 2.0



Lieux-Communs présente l'exposition Réalité 2.0 de deux artistes vivants en Finlande : Christelle Mas et Anni Arffman.
Les photographies de Christelle Mas induisent le doute chez le spectateur et brouillent les frontières entre la nature d’une chose et sa représentation. Cet attachement au réel conduit l’artiste à s’intéresser au milieu tangible et pourtant fantasmagorique de l’imagerie médicale.
«Dans les photographies de Wild Lands, je réexamine la nature et me concentre sur son aspect invisible grâce au téléobjectif. J´expérimente in situ les mises en scène à travers de petites installations destinées à être photographiées. L’image finale est le fruit d’un seul cliché. Je m'intéresse à la forme sauvage de la
nature. La forêt est un lieu de mythe, de fantasmes, de peur et de supports de l’imaginaire. La forêt est l'autre face du monde en résistance, sauvage et obscure entre utopie et dystopie » .

Christelle Mas (FR, 1984) a travaillé à Paris et à Helsinki et vit actuellement à Oulu en Finlande. Son travail a été montré dans de nombreuses expositions collectives et personnelles en Finlande et à l’étranger. Sa pratique artistique englobe la photographie, le dessin et les installations. Ses œuvres se trouvent dans des collections privées et publiques (musées d’art contemporain d’Oulu et de Kemi, Finlande).

Anni Arffman révèle des moments cachés quand on regarde l'humain en mouvement, dans son ensemble. Les photographies d'athlètes dans les journaux mettent particulièrement en évidence ces détails. Le corps exprime toutes sortes d’intenses émotions éphémères qui seraient imperceptibles sans photographies, car ces moments sont fugaces. Les radiographies révèlent aussi des strates corporelles cachées tout comme les découpes en papier d’Arffman qui ne sont visibles qu’avec un fort contre-jour.

Anni Arffman (FIN,1985) s’intéresse à la représentation humaine et à ses traits psychologiques. Elle vit et travaille à Oulu, en Finlande. Son travail a été montré dans de nombreuses galeries et musées en Finlande et à l’étranger. Ses œuvres se trouvent dans des collections privées et publiques (musée d’art contemporain d’Oulu, ville d’Oulu). Sa prochaine réalisation se trouvera au nouvel hôpital de la ville de Kajaani ( Finlande) en 2019.





L'exposition a reçu le soutien de Arts Promotion Centre Finland et de la ville d'Oulu.





Lieux-Communs / Galerie Short Cuts

Rue Simon Martin, 2 - 5020 Champion




Exposition ouverte les samedis de 13h à 18h ou sur rendez-vous
du 25 octobre  au 30 novembre (fermé le 3 novembre).




vendredi 24 août 2018

Jehanne Paternostre Sans épitaphes


Dans le cadre des Journées du Patrimoine, l’asbl Lieux-Communs présente du 8 septembre au 13 octobre l’exposition de Jehanne Paternostre  Sans épitaphes  à la Galerie Short Cuts à Namur. Cette exposition s’inscrit également dans le cadre des événements organisés par la Ville de Namur à l’occasion du centième anniversaire de la fin de la première guerre mondiale.
Diplômée de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, Jehanne Paternostre est la lauréate du Prix 2017 des Arts de Woluwe-Saint-Pierre.

Son travail artistique est pluridisciplinaire et recourt au dessin, à la photographie, à l’installation, à la vidéo… Il questionne la fragilité de la mémoire, la conscience collective, les traces, la disparition...

Plusieurs de ces œuvres s’inscrivent dans le contexte de la « Grande guerre ». L’artiste s’intéresse aux constructions individuelles et collectives mises en place pour combler le manque et soigner les blessures issues de la guerre. Ces constructions ne résistent cependant pas si facilement à l’usure du temps.

L’exposition mêle l’Histoire et les histoires personnelles ou familiales. Elle évoque des lieux où l’histoire s’est déroulée voici un siècle mais où elle continue à être vécue et commémorée aujourd’hui. « Sans Epitaphes » s’inspire du territoire de Champion et a un arrière-plan historique très présent avec les éléments patrimoniaux du Fort de Marchovelette, du Couvent de la Providence et plus particulièrement du cimetière militaire de Marchovelette.




Lieux-Communs / Galerie Short Cuts

Rue Simon Martin, 2 - 5020 Champion



Exposition ouverte de 10h à 18h lors des Journées du Patrimoine (8 et 9 septembre). Les samedis de 13h à 18h ou sur rendez-vous du 10 septembre au 13 octobre .


mardi 27 février 2018

Kristel Brusadelli - Night/daydreaming

Du 3 mars au 25 mars, la Galerie Short Cuts présente l'exposition de Kristel Brusadelli  Night/Daydreaming :


A travers un processus de transformation et de reconstruction des images écrites dans la pénombre, Kristel Brusadelli brouille les états, extrait la matière, creuse les corps humain et animal.
Elle déplace les appuis, effeuille les identités, perd les individualités, fait tomber la nuit en plein jour... C'est qu'elle attribue au noir une véritable fonction de paysage, en tant que territoire des êtres indifférenciés qui à la fois lie et sépare, isole.

Loin des repères spatio-temporels, ses photographies nous offrent l'expérience sensuelle de chaque être en mutation, ouvert et distancié, libre de se mouvoir du dedans au dehors, du dehors au dedans.
Accompagnés par la voix profonde de William Burroughs, la crête des corps nus et les portraits en éveil semblent exister dans un temps cyclique...
Véronique Pellegrin

Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2
5020 Champion
Exposition du 3 mars au 25 mars
Vernissage le 2 mars à 18h30  
Exposition ouverte le samedi 3 de 13 à 18 h
les samedi 17, dimanche 18 mars de 11 à 18 h
 les samedi 24, dimanche 25 mars de 11 à 18 h
ou sur rendez-vous.




mardi 26 décembre 2017

Ulrike Bolenz - L'homme de Vitruve

Ulrike Bolenz (1958) a étudié les Beaux-Arts à l'Académie de Kassel. Après quelques années passées à Berlin, elle s'est installée à Bruxelles où elle vit depuis une vingtaine d'années. Ulrike Bolenz a été récompensée par plusieurs prix (Ville de Berlin, Bad-Munster…).Une œuvre d’Ulrike Bolenz est notamment entrée dans les collections permanentes du Musée d'Art Contemporain de Moscou (2015).

Ulrike Bolenz  Weiblicher Centaurus
Ulrike Bolenz réalise de nombreuses portraits et autoportraits dépersonnalisés. L’artiste ne veut pas (se) représenter mais plutôt évoquer un état et des expressions. Le corps est envisagé comme l'enveloppe visible de l'humanité. Utilisant le plexiglass, Ulrike Bolenz allie photographie, informatique et peinture dans un travail plastique conceptuel qui projette sa vision chaotique du monde et met en question le progrès scientifique (clonage…). Pour cette artiste, la femme tient un rôle spécifique dans notre société et son émancipation reste toujours une question d’actualité. 

Ulrike Bolenz  Blauer Kopf

Ulrike Bolenz L'homme de Vitruve

Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2
5020 Champion
Exposition du 19 janvier au 24 février
Vernissage le 19 janvier à 18h
Exposition ouverte les samedis de 13 à 18 h ou sur rendez-vous.

vendredi 24 novembre 2017

Elodie Wysocki - Le banquet du faisan


Elodie Wysocki interroge les notions de norme et de genre à travers un réseau foisonnant et hybride de formes. Le titre  Le Banquet du faisan renvoie à une tradition répandue au 15ème siècle où, à l’occasion de banquets, les hommes prononçaient leurs vœux chevaleresques sur un animal témoin, avant de se partager sa chair.


« La Louve inaugure le festin. Nous savons que la Louve n’est que le début, on fantasme déjà les chairs à venir ; renardes peut-être, faisanes sûrement, proies plus exotiques ? Quel goût peut bien avoir une girafe ?» E. Wysocki.

Le banquet désormais fini, le festin consommé, il ne demeure que les maigres restes des sacrifiés. Espace sanctuaire et asile silencieux, les trophées s’entassent, pauvres témoins des veines passions et des avidités stériles.



Elodie Wysocki Le banquet du faisan


Elodie Wysocki Le banquet du faisan



Elodie Wysocki Le banquet du faisan


Elodie Wysocki Le banquet du faisan
 

Elodie Wysocki Le banquet du faisan




Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2
5020 Champion
Exposition du 25 novembre au 22 décembre
Vernissage le 25 novembre à 11h
Expositions ouverte les samedis de 13 à 18 h ou sur rendez-vous.

vendredi 15 septembre 2017

Exposition de Stéphanie Roland Home Oxymoron



Dans le cadre de la Biennale Watch This Space 9 organisée par le réseau 50° Nord autour de la création émergente contemporaine, Lieux-Communs présente l’exposition Home Oxymoron de Stéphanie Roland. De Beauvais à Bruxelles, en passant par Dunkerque, Lille ou encore Namur, la Biennale se déploie autour d’événements et expositions sur tout le territoire franco-belge. Lors de l’édition précédente , l’exposition de Marion Fabien organisée par Lieux-Communs avait obtenu un des deux prix de la Biennale.
Stéphanie Roland (1984) est une des jeunes photographes belges les plus prometteuses de sa génération. Elle vient d’exposer à la Biennale de Venise au Pavillon de l’Antarctique. Auparavant, elle avait réalisé des expositions personnelles au Botanique, à la Résidence Corazón (Buenos Aires), à la Fondation Forum (Tarragone), à la Biennale de photographie de Liège...

Stéphanie Roland Home Oxymoron
Pour Lieux-Communs, elle a déjà participé à une exposition à l’église Saint-Loup de Namur Les Confessions en compagnie notamment de Koen Vanmechelen. Cette artiste a également été choisie par Simon Baker, conservateur pour la photographie et l'art international à la Tate Modern (Londres) comme nominée au prix international HSBC pour la photographie 2014. Elle a exposé en Espagne, aux Etats-Unis, en Finlande, en France, en Pologne, en Roumanie…

Stéphanie Roland Home Oxymoron

Formée à La Cambre, Stéphanie Roland brouille les frontières ainsi que les repères traditionnels entre la réalité et la fiction, dans ses travaux photographiques, ses installations et ses vidéos.
Sa nouvelle exposition Home Oxymoron aborde la question de la construction d’un foyer, celui-ci est vu à la fois comme un lieu de refuge fantasmé mais aussi comme un terrain de contradictions et d’oppositions.

Stéphanie Roland Home Oxymoron
L’artiste, qui vient de réaliser son premier film, y crée un espace hybride situé aux frontières du cinéma, de la littérature et de l’art contemporain. Au fur et à mesure de l’exposition, l’univers de la famille se heurte à des éléments extérieurs antagonistes et à une déshumanisation croissante. Il se déstructure et pourtant, nourri par ses tensions internes, parvient à se réinventer dans de nouvelles formes narratives.

www.stephanieroland.be


Lieux-Communs / Galerie Short Cuts
Rue Simon Martin, 2
5020 Champion
Exposition ouverte les samedis de 12 à 18 h ou sur rendez-vous.
Du 6 au 22 octobre, ouverture les vendredis, samedis et dimanches de 11 à 18 h.





samedi 27 mai 2017

Exposition d'Erika Vancouver - Deux maisons



Erika Vancouver, née à Verviers, est diplômée de l’ERG à Bruxelles (Master en arts plastiques - 2009).
Son travail est traversé par les questions d'’identité, d'individualité et de communauté.
Erika Vancouver a exposé au Musée de la Photographie de Charleroi, à la Centrale for contemporary art, à Contretype ainsi qu’en France, en Espagne, au Portugal …
Elle a publié « Les petites filles de Salvatore » en 2016 chez Arp2 Editions.
 

« Ma pratique, centrée sur l’humain, se partage entre recherches volumiques et captures photographiques. Les notions d’identité et de mémoire familiale sont au cœur de mes préoccupations. Dans mes installations, je fais se côtoyer des images et des pièces sculpturales. 
L'installation que je propose à la Galerie Short Cuts questionne notre lien à la maison natale, et par extension à notre mère.
Mon installation comprend des images extraites de deux de mes séries, la série « Natala », consacrée à la maison natale de ma mère en Pologne, et la série « Maison du Commerce », consacrée à la maison ou j'ai grandi à Bruxelles. »
 

Natala est le prénom de ma mère. En Pologne, au début des années 70, à 25 ans et toujours pas mariée, elle quitte la maison familiale pour construire sa vie à l’ouest. Jeune-fille au pair en Belgique, elle rencontre Max dans un train. Il vient d’ouvrir son commerce, une sellerie à Bruxelles.
Enfants, ma sœur et moi passions une semaine, l’été, dans la maison de notre grand mère polonaise. Puis, plus rien.
25 ans plus tard, je refais la route avec ma mère et ma nièce, qui découvre à son tour cette maison si souvent fantasmée.
 

La série « Maison du Commerce » a été réalisée dans la maison où j’ai grandi à Bruxelles.
Cette maison, partiellement vidée, abritait aussi la sellerie de mes parents, véritable organisatrice de la vie de famille.
Avec ces images, je voulais fixer quelque chose de ce socle devenu évanescent depuis la retraite de mes parents. Me pencher sur les restes de cet univers à la fois proche et lointain.
 
Dans l'installation, deux sculptures souples, et des objets provenant de l'univers équestre de ma maison natale,  viennent dialoguer avec les photographies.
Le point de départ des sculptures est la réinterprétation en tissu du cheval de démonstration,  point d’orgue de la vitrine du commerce parental. Je m’approprie et transforme ces matériaux réservés pendant mon enfance aux activités de couture de ma grand-mère, qui confectionnait des articles d’équitation pour chevaux et cavaliers, et à l’occasion des vêtements de ville.
Ces matériaux me donnent la possibilité de modeler un imaginaire qui intègre expériences corporelles et vie psychique.
 


 Lieux-Communs / Galerie Short Cuts

Rue Simon Martin, 2 à 5020 Champion

Exposition du 9 juin au 17 septembre 2017
Samedi 14.00 - 18.00 en juin et septembre
ou sur rendez-vous
entrée libre